Le géographe grec Strabon (Ier siècle) cite une en rond en tant que d'offrande à la Lune, pratiquée par les Ibères qui occupaient la partie occidentale du littoral roussillonnais.
Les premiers textes.
Les origines de la sardane ne sont pas bien élucidées encore. Comme le nom même de cette dernière, l'ensemble reste largement incertain, jusqu'à de nouvelles investigations ou éclaircissements qui ont et continuent d'être traités, pour connaître toutes les précisions possibles de sa curieuse histoire.
Pour l'instant, certainement, c'est à Olot ou apparaît pour la première et deuxième fois le nom en question.
Aux archives municipales de Olot, il y a un livre intitulé Liber consulatus, qui raconte la relation des affaires municipales d'Olot et de sa commune des années 1520 à 1563.
Ainsi, le 5 août 1552 on lit que, convoqués et réunis, les consuls et jurés de la maison de l'Almoina, après le coup de trompette donné par le crieur public Pere Salvador Brugats, tous d'accords ou à la majorité, ont déterminé cinq conclusions, cette dernière disant :
" Nous concluons et déterminons que sont interdites la sardane et toutes les autres danses malhonnêtes ; et qu'à ce sujet, protêts et requêtes seront donnés par les officiels qui utiliseront les forces nécessaires ; et qu'il ne soit pas permis ni au carnaval ni à d'autres jours, d'entendre leur son."
Le premier qui fit connaître ces lignes fut Joaquim Danés i Torras, historien et bibliothécaire d'Olot, conservateur du Musée et chercheur infatigable d'archives.
D'autres textes primitifs.
Le 22 mai 1573, l'évêque de Gerone publie un édit interdisant les abus qui ont lieu à la cathédrale et autres églises de la région, où entrent les ménestrels qui chantent "cançons deshonestes e ballant sardanes"
En 1596 à Vic, une disposition synodale en latin, interdit sous peine d'excommunication majeure appliquée à l'instant, de jouer le jour ou la nuit, sur la place des villes, villages, et cités, ce que vulgairement on nomme "cerdanes".
Le 22 août 1610, l'université ou la mairie d'Igualada, prenait l'accort suivant, interdisant la sardane comme certains jours :
" L'honorable conseil décide qu'il ne se dansera pas de serdanes sur la place, car c'est une malhonnête, et que d'aucune façon pour notre salut, elle ne se dansera le vendredi, jour du Seigneur.
Et que, en tout cas, surtout pas la nuit, ceci pour éviter tout abus.
Dès le XVIe siècle, les Catalans dansaient le « contrapas », avec beaucoup d'analogie avec les pas courts et les pas longs de l'actuelle sardane.
La sardane actuelle descend de la sardane courte dont elle ne se différencie que par l'augmentation du nombre des mesures et la présence d'un plus grand nombre d'instruments dans la cobla. Cette sardane moderne serait une fusion réussie entre contrapas long et sardane courte. Elle est née, au milieu du XIXe siècle, sous l'impulsion d'un musicien de Figueres nommé Pep Ventura.
La sardane se en cercle fermé, alternant un homme et une femme, la femme à droite de son partenaire.
Elle était interdite en Espagne durant le franquisme.